|
Le site bullois de translait, dans là-zone industrielle
de Planchy lance son activité de traitement du petit-lait.
Chaque année, 60 millions de litres dé lactosérum
transiteront par une installation de pointe.
Après un mois de tests et de réglages, le site Bullois
de Translait se lance dans le traitement lactosérum. Grâce
à des installations à la pointe de la technologie,
l'entreprise familiale spécialisée dans la revalorisation
des dérivés laitiers et dans le transport des denrées
alimentaires va récolter 60 millions de litres de petit-lait
par an. En provenance d'une soixantaine de laiteries, dont la moitié
situées en Gruyère.
Il y a deux ans, les fromagers payaient jusqu'à deux centimes
par litre aux engraisseurs pour se débarrasser de ce coproduit
laitier. Translait évite qu'ils soient tentés de s'en
débarrasser dans la nature. Il y a donc aussi un rôle
écologique à jouer.
DÉCHARGEMENT
Dans la halle agrandie, l'un des cent camions de l'entreprise est
en train de décharger ses 25 tonnes de lactosérum,
après analyse de son contenu. Le véhicule est pesé
à son arrivée, puis une fois déchargé.
Le lactosérum est puisé par des pompes à travers
un système de conduits réfrigérés à
6°, pour rejoindre l'un des sept tanks de stockage de l'usine.
Comme tout se déroule sous vide dans des tubes en inox, pour
éviter la contamination, on ne peut qu'imaginer la couleur
jaune verdâtre du lactose, due à sa teneur élevée
en vitamines.
CONCENTRATION
Le petit-lait est pompé à un rythme de 21000 litres
à l'heure. Plus le liquide avance, plus il est concentré,
il passe de 6%, son stade naturel, a près de 30%. Tout dépend
en fait de l'utilisation qui en sera faite. Pour les boissons, le
niveau de concentration du lactosérum doit être de
28%.. Alors qu'il sera de 32% dans l'alimentation pour bébé
ou la fabrication de chocolat.
HAUTE CONCENTRATION
Une partie du petit-lait passe ensuite par des finisseurs. Grâce
à un processus similaire à celui du concentrateur,
le petit-lait atteint cette fois un taux de matière sèche
qui peut aller jusqu'à 60%. Sa consistance se rapproche ainsi
de celle de la mélasse. Il faut avoir une très grande
maîtrise des paramètres bactériologiques, parce
qu'il n'y a plus de traitement thermique jusqu'au séchage
de la matière.
EXPÉDITION
Le lactosérum est finalement chargé dans les camions
de Translait, dont les citernes sont toujours soigneusement lavées
et stérilisées. Ils sillonnent la Suisse et de nombreux
pays d'Europe. Notamment la France, où l'entreprise est partenaire
d'Eurosérum, le plus grand producteur mondial de lactosérum
déminéralisé destiné à l'alimentation
infantile et diététique.
Texte tiré du journal " La Gruyères "
|